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La Lettre de l'entreprise - N°8 Juin - Juillet - Août 2009

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Europe et Innovation

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Les Français viennent de rendre leur verdict dans les urnes.
L’Europe n’est pas au coeur de leurs préoccupations (60% d’abstentions) et l’élection de leurs représentants n’apparaît pas capitale à leurs yeux.

Et pourtant, c’est dans ce n° 8 que nous avons choisi d’inviter l’Europe, non pas l’Europe politique à travers la voix de l’un de ses dirigeants, ce qui n’est pas notre rôle, mais l’Europe bureaucratique, tant décriée, celle des sigles incompréhensibles et de la paperasserie… Celle qui réglemente collectivement l’application de la TVA dans la restauration, celle aussi qui distribue des fonds structurels comme les très prisés FEDER (fonds européen de développement régional) et FSE (fonds social européen), etc. qui permettent à des collectivités locales et à des entreprises de financer et de faire aboutir des projets.

Ne prenons que deux exemples en attente de fonds européens qui concernent le Val d’Oise économique: la mise en place d’une plateforme de la filière de la mécatronique à Argenteuil Bezons (cf. La lettre de l'entreprise n° 7 ) ; et l’ambitieux projet du pôle européen sur le diagnostic moléculaire dont l’université de Cergy-Pontoise est porteuse avec des partenaires français, italiens, espagnols, belges, néerlandais, hongrois, allemands, britanniques et suédois.Tous deux sont, à terme, apporteurs de business et d’emplois pour le tissu d’entreprises du département.
C’est aussi ça, l’Europe !

L’autre thème sorti des élections européennes, c’est l’écologie avec les 16 % remportés par la liste
« Europe Écologie » …

Nous, on parle plutôt de développement durable ! Le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans son discours sur le Grand Paris (cf. p.16), nous a expliqué que « l’avenir du Val d’Oise était dans les éco-industries et la logistique. » Didier Arnal, président du Conseil général, n’est pas contre à condition que le Val d’Oise ne soit pas le parent pauvre dans le schéma d’aménagement des transports du Grand Paris ; et pour commencer, il vient de se faire élire, le 10 juin, au Bureau de Paris Métropole qui représente 93 collectivités… dont désormais le Val d’Oise.

Mais transports ou pas, le nerf de la guerre, surtout en temps de crise, reste l’innovation et son levier : la R&D. Plus facile à financer pour les grandes entreprises du secteur aéronautique comme Alcoa ou Lisi Aerospace (cf. p. 18) qui peuvent anticiper que pour les PME du secteur automobile, victimes de licenciements en chaîne. Néanmoins, c’est elle, l’innovation, qui reste le moteur principal de la relance et, comme nous le souffle Jacques Barraux (cf. p. 11), « l’innovation vient souvent d’un croisement inattendu de connaissances anciennes et actuelles. C’est dans le fourmillement des richesses locales, particulières que les entreprises de l’avenir trouveront les ressorts de leur croissance ».

Alors, exploitons nos richesses comme le fait Anna Maria Papini dans sa spécialité sur le diagnostic moléculaire… et créons des emplois avec l’aide de l’Europe !

 

Béatrice Monomakhoff,
http://www.lalettredelentreprise.com